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Title

The adventures of Mr. Great-Art in the land of the capitalists

Les aventures de M. Grand-Art au pays des capitalistes

Les aventures de M. Grand-Art au pays des capitalistes: Le roman de l’artiste-victime-de-l’industrie

Description

International audience

The publishing of several books on avant-garde film a few years ago seemed to reopen the debate on that matter, long dominated by a formalist perspective, which drew up a clear distinction between artistic and industrial production. The case of Jean Epstein offers a particularly fertile ground on which to grasp the relationship between artistic claims and mercantile demands of the generation of filmmakers that has been called the « first avant-garde »: after working for the most important firms of his time, Epstein founded his own production company ; but this enterprise would eventually fail and Epstein’s career was definitively compromised. However, Epstein’s rich correspondence – on which we will draw extensively and which is almost completely unpublished – casts a fresh light on the crucial moment of his production, away from the myth of the artist-as-a-victim-of-the-industry.

Il y a quelques années, la publication de plusieurs ouvrages sur le cinéma d’avant-garde semblait pouvoir rouvrir le débat sur ce sujet, longtemps dominée par la perspective formaliste, laquelle établissait une nette opposition entre production artistique et production industrielle. Le cas de Jean Epstein offre un terrain particulièrement fécond pour saisir les relations entre prétentions artistiques et exigences mercantiles de cette génération de cinéastes qu’on a appelée la « première avant-garde ». En effet, après avoir travaillé pour les plus importantes firmes de l’époque, Epstein fonde sa propre maison de production ; mais cette entreprise connaîtra un échec dont Epstein ne saura pas se remettre. La riche correspondance d’Epstein, sur laquelle nous nous appuierons et qui est presque entièrement inédite, permet toutefois de saisir ce moment crucial de sa production sous une lumière nouvelle, en dehors du mythe de l’artiste-victime-de-l’industrie.